L’industrie francilienne à deux vitesses : entre dynamisme et repli de l’activité productive

Le 24/03/2025

L’industrie francilienne à deux vitesses : entre dynamisme et repli de l’activité productive

Une industrie francilienne à deux vitesses en 2024

 

Après une croissance de l’activité de l’industrie francilienne en 2023 (+ 8,2%), son chiffre d’affaires a stagné en 2024 (+0,2%) et avec la hausse des prix de vente, l’activité est en replie (- 1,9% contre + 2,6% en 2023).

 

Les secteurs et filières de l’industrie enregistrent des performances différentes. Ainsi, l’industrie de la chimie grâce à l’exportation (+3,4%) ou l’industrie agroalimentaire boostée par la demande nationale (+3,7%), enregistrent de bonnes performances. A l’inverse, l’industrie du caoutchouc/plastique pâtit des mauvais résultats de la filière automobile et plus indirectement de la filière BTP (-3,8%) ; l’industrie du bois/papier/imprimerie enregistre également une baisse significative de son chiffre d’affaires (-4,5%). Les investissements (dans les biens immobiliers ou dans les machines) accusent un net repli avec une baisse de 16%. Malgré tout, la majorité des industriels franciliens ont réussi à maintenir leur rentabilité en 2024. 

 

2025 devrait être une année plus positive pour l’ensemble des secteurs de l’industrie manufacturière francilienne avec un maintien des exportations conjoint à une reprise de la demande intérieure. L’industrie des équipements électriques et électroniques devrait profiter du développement de l’IA. Les investissements devraient globalement reprendre, notamment dans la filière agroalimentaire ou la chimie. Plus de 75% des volontés d’investissements auront pour objectifs de développer des capacités de productions supplémentaires.

 

Une filière BTP profondément en crise

 

La crise du logement a eu pour conséquence notamment une forte baisse du nombre de chantiers depuis deux ans et a logiquement impacté l’ensemble de la filière de la construction (-2,2% de volume d’activité). Cette contraction de l’activité a également eu un impact direct sur le recrutement.

 

Les perspectives pour 2025 restent relativement instables. Les conditions de crédit d’immobilier  devraient s’améliorer et par effet mécanique les performances du secteur du bâtiment mais les professionnels demeurent prudents au regard des incertitudes persistantes sur les aides gouvernementales à la rénovation et l’accession à la priorité.

 

A l’inverse, les difficultés budgétaires des collectivités territoriales et donc la réduction potentielle des commandes publiques devraient impacter de manière négative le secteur des travaux publics (hypothèse de -3,1%).

 

Focus sur les mois de janvier- février 2025 : quelles premières tendances ?

 

En ce début d’année 2025, la demande nationale a permis à de nombreux industriels d’enregistrer de bons résultats. Les baisses de prix des matières premières contribuent également au bon début d’année. Mais les industriels franciliens remarquent cependant une baisse persistante des commandes et anticipent donc une stabilisation de l’activité dès février.

 

Les secteurs de l’agroalimentaire et de la chimie sont dans une bonne dynamique ; malgré un ralentissement potentiel de l’activité envisagé, les industriels restent confiants. A l’inverse, le secteur du caoutchouc/plastique est toujours très fragilisé et les industriels prévoient encore une situation en baisse : forte augmentation du coût des matières premières sur janvier, état dégradé des carnets de commandes. L’industrie automobile a connu un net rebond en janvier avec une hausse des livraisons et de la demande domestique ; les professionnels attendent cependant un ralentissement dès le mois de février au regard de carnets de commande qui ne se remplissent toujours pas.

 

Le secteur de la construction s’est légèrement amélioré en janvier, grâce à l’activité du second-œuvre (par l’anticipation de la fin de la TVA à taux réduit pour les chaudières notamment). Cependant, la crise du logement perdure et les carnets de commande du gros-œuvre s’appauvrissent. Par conséquent, les professionnels du secteur anticipent un recul de l’activité à venir dans les prochaines semaines. Dans les travaux publics, les professionnels sont peu optimistes quant à une reprise d’activités ; en cause, l’incertitude budgétaire des collectivités locales.

 

 « Selon les projections macroéconomiques publiées par la Banque de France en décembre 2024, l’activité resterait ralentie en 2025 avant de se raffermir ensuite. En 2025, La demande intérieure serait affectée non seulement par les mesures de consolidation budgétaire, mais aussi par le contexte de forte incertitude qui les entoure. En 2026, la croissance annuelle rebondirait, favorisée par la détente des conditions financières. Cette détente permettrait à l’investissement privé de contribuer de nouveau positivement à la croissance et la consommation des ménages progresserait à un rythme plus soutenu. En 2027, la croissance annuelle serait proche de celle de 2026 ». 

#Industrie ; #Ile-de-France

Un projet immobilier professionnel

en Seine-et-Marne ?

Faites appel à l'équipe du Département

Laurent COUSIN

Laurent COUSIN

Chef de mission Attractivité et filières stratégiques

laurent.cousin@departement77.fr

06 67 87 53 61

Laurie LEPAN

Laurie LEPAN

Chargée de développement territorial et de filières

laurie.lepan@departement77.fr

06 07 37 41 91

Clémence VESSELLE

Clémence VESSELLE

Chargée de développement territorial et de filières

clemence.vesselle@departement77.fr

06 37 95 53 14

Adeline CAUCHY

Adeline CAUCHY

Chargée de développement et prospective "Seine-et-Marne 2040"

adeline.cauchy@departement77.fr

06 58 63 78 54

Contactez-nous

Retour en haut de la page