Diversifier ses exportations : une fausse évidence face aux risques internationaux ?

Le 26/01/2026

Diversifier ses exportations : une fausse évidence face aux risques internationaux ?

Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les ruptures d’approvisionnement et la recherche d’autonomie stratégique, la diversification des exportations est souvent présentée comme une réponse évidente pour sécuriser l’activité internationale des entreprises. La dernière Lettre du CEPII interroge toutefois cette idée largement partagée, en s’appuyant sur une analyse fine des portefeuilles d’exportation de près d’un million d’entreprises issues de pays émergents et en développement.

L’étude montre d’abord que la diversification ne se résume pas au simple fait de multiplier les marchés. En mobilisant des outils inspirés de la mesure de la biodiversité, les auteurs distinguent trois dimensions clés : le nombre de destinations, la répartition des ventes entre ces destinations et leur degré d’hétérogénéité économique. Cette approche permet de dépasser une vision purement quantitative de la diversification et d’en analyser les effets réels sur la stabilité des exportations.

Les résultats sont nuancés. Accroître le nombre de partenaires commerciaux tend effectivement à réduire la volatilité des ventes à l’international, en limitant la dépendance à un marché unique. En revanche, rechercher des marchés très hétérogènes – géographiquement, économiquement ou conjoncturellement – peut produire l’effet inverse. À nombre de destinations constant, une plus grande disparité entre marchés est associée à une volatilité accrue des exportations, notamment en raison de la difficulté à s’implanter durablement sur des marchés lointains ou complexes.

Ces enseignements interrogent directement les politiques publiques de soutien à l’export. Encourager la prospection vers des marchés difficiles d’accès ne garantit pas une meilleure résilience, si les entreprises ne disposent pas des capacités financières, organisationnelles et commerciales pour y développer des positions solides dans la durée. L’enjeu n’est donc pas seulement de diversifier « plus », mais de diversifier « mieux », en tenant compte des conditions réelles d’accès aux marchés et de la soutenabilité des stratégies internationales des entreprises.

 

Pour aller plus loin
La Lettre du CEPII, Pour stabiliser ses ventes à l’international, les diversifier n’est pas toujours la solution, n°462, janvier 2026 

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